La tolérance
Au IIIe siècle avant J.-C., le grand empereur bouddhiste
de l'Inde, Asoka, suivant ce noble exemple de tolérance et de compréhension,
honora et soutint toutes les autres religions de son vaste empire. Dans un
de ses édits gravés dans le roc, dont l'inscription originale
est encore lisible aujourd'hui, l'empereur déclarait :
« On ne devrait pas honorer seulement sa propre religion et condamner
les religions des autres, mais on devrait honorer les religions des autres
pour cette raison-ci ou pour cette raison-là. En agissant ainsi on
aide à grandir sa propre religion et on rend aussi service à
celles des autres. En agissant autrement, on creuse la tombe de sa propre
religion et on fait aussi du mal aux religions des autres. Quiconque honore
sa propre religion et condamne les religions des autres, le fait bien entendu
par dévotion à sa propre religion, en pensant « je glorifierai
ma propre religion ». Mais, au contraire, en agissant ainsi, il nuit
gravement à sa propre religion. Ainsi la concorde est bonne : que tous
écoutent et veuillent bien écouter les doctrines des autres
religions.
Extrat de texte du livre " L' enseignement du Bouddha
" auteur Walpola Rahula