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Kâlâma Sutta
Un jour le bouddha traversait le royaume de Kosala
et s'arrêta dans une petite ville appelée Kesaputta. Ses habitants
étaient plus connus sous le nom de Kâlâma. Quand ils
apprirent que le bouddha était chez eux, ils lui rendirent visite
et lui dirent :
"Tathagata, des solitaires et des brahmana qui passent par Kesaputta,
exposent et exaltent leurs propres doctrines et ils condamnent et méprisent
les doctrines des autres. Puis viennent d'autres solitaires et brahmana
qui eux aussi à leur tour, exposent et exaltent leurs propres doctrines
et condamnent et méprisent les doctrines des autres. Mais pour nous,
Tathagata, nous restons toujours dans le doute et la perplexité quant
à celui de ces vénérables solitaires et brahamana qui
a exprimé la vérité et quant à celui qui a menti."
Le bouddha répondit : "Oui,
Kâlâma, il est juste que vous soyez dans le doute et dans la
perplexité, car le doute s'est élevé en une matière
qui est douteuse. Maintenant, écoutez, Kâlâma, ne vous
laissez pas guider par l'autorité de textes religieux, ni par la
simple logique ou l'inférence, ni par les apparences, ni par le plaisir
de spéculer sur des opinions, ni par des vraisemblances possibles,
ni par la pensée "il est notre maître". Mais, Kâlâma,
lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses sont défavorables,
alors, renoncez-y ... Et lorsque par vous-mêmes vous savez que certaines
choses sont favorables et bonnes, alors acceptez-les et suivez les."
La vie du Bouddha : Bouddha Shakyamuni
Le Bouddha Shakyamuni (vers 560 avant JC - vers 480 avant JC) ou "sage
des shakya" (autre nom du bouddha historique) est né Prince
Siddhârta Gautama à Kapilavastu (sud du Népal actuel,
à 190 km à l'ouest de Katmandou) dans le clan des Shakya dans
le nord de l'Inde de l'époque. Jusqu'à l'âge de 29 ans
il vit une vie de plaisirs dans un palais à l'écart du monde
réel, lorsqu'il prend brusquement conscience de la réalité
de la vie : misère, maladie, vieillesse, mort. Bouleversé,
il abandonne femme et enfants en 531 avant JC pour devenir ascète
et se fixe comme objectif de libérer l'humanité de la souffrance.
Après avoir passé sept années à soumettre son
corps à toutes les privations et macérations sans parvenir
à l'Illumination, il comprend que seule la "voie du milieu"
lui permettra de parvenir à l'Eveil. Décidé à
ne plus bouger et s'abandonnant totalement à la méditation
assise, il atteint l'Illumination (bodhi) à Bodh-Gayâ sous
l'arbre pippal. Parvenu à l'état de Bouddha ("Eveillé
à la vérité"), il acquiert la connaissance suprême
de l'origine de la souffrance, obtient la délivrance du cycle des
existences ou Samsâra, et la paix de l'extinction des passions, le
Nirvâna. Par compasssion à l'égard de tous les êtres,
il reprend une vie d'errance et de prêche pour dispenser son enseignement
et assurer la fondation de sa communauté monastique. Jusqu'à
sa mort (Mahâparinirvâna, "grande totale extinction")
en 480 avant JC, il ne va cesser de parcourir la région du bassin
moyen du Gange et d'enseigner le Dharma ou Loi bouddhique ou LA
LOI UNIVERSELLE
Dhammapada Sutta
Paroles de vérité
Tous les états mentaux ont l'esprit pour avant coureur
Tous les états mentaux ont l'esprit pour avant coureur, pour chef;
ils ont été créés par l'esprit. Si un homme
parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d'aussi près
que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
Tous les états mentaux ont l'esprit pour avant coureur, pour chef;
ils ont été créés par l'esprit. Si un homme
parle ou agit avec un esprit purifié, le bonheur l'accompagne d'aussi
près que son ombre inséparable.
"Il m'a vilipendé, il m'a maltraité, il m'a vaincu, il
m'a volé". Chez ceux qui accueillent de telles pensées,
la haine ne s'éteint jamais.
"Il m'a vilipendé, il m'a maltraité, il m'a vaincu, il
m'a volé". Chez ceux qui n'accueillent jamais de telles pensées,
la haine s'apaise.
En vérité, la haine ne s'apaise jamais par la haine, la haine
s'apaise par l'amour, c'est une loi universelle.
La plupart des hommes oublient que nous mourrons tous un jour. Pour ceux
qui y pensent, la lutte est apaisée.
Ceux qui prennent l'erreur pour la vérité et la vérité
pour l'erreur, ceux qui se nourrissent dans les pâturages des pensées
fausses, ceux là n'arriveront jamais au réel.
Mais ceux qui prennent la vérité comme vérité
et l'erreur comme erreur, ceux qui se nourrissent dans les pâturages
des pensées justes, ceux là , arriveront au réel.
De même que la pluie rentre dans une maison dont le chaume est disjoint,
de même que la pluie ne rentre pas dans une maison bien couverte ainsi
la passion pénètre un esprit non développé.
De même, la pluie n'entre pas dans une maison bien couverte de chaume,
ainsi la passion ne pénètre pas un esprit bien développé.
L'être bienfaisant se réjouit dans ce monde et se réjouit
dans l'autre. Dans les deux états, il se réjouit. Il est content
et extrêmement heureux quand il voit ses actes purs.
Les trois caractéristiques de l’être ou du devenir enseignées
par le Bouddha sont :
« Tout est impermanence . Les Vérités universelles excluent
l’égo . Le Nirvana est la tranquillité parfaite . »
TOUT EST IPERMANENCE :
Parmi les millions des phénomènes de ce monde, rien n’est
permanent ni éternel. Toute manifestation a une cause particulière
qui ,selon les circonstances, entre en interaction avec des conditions subséquentes
pour se former et se transformer perpétuellement. Issue d’une synchronicité
prédéterminée de l’espace et du temps , cette transformation
constante est la véritable nature de l’univers. S’il y a
vie , il y a mort. Toutes les bonnes choses ont une fin. L’univers change
sans cesse La vraie nature l’univers est son essence qui change sans jamais
s’arrêter. L’être humain fonde jugement sur les profits
immédiats de son égo. Egoïstement , l’homme souhaite
que les bonnes choses durent éternellement et que rien de mauvais ne
lui arrive jamais . Pourtant , cette pensée unilatérale est insuffisante
pour satisfaire les désirs de l’égo . C’est de là
que naît la souffrance . Le concept du « Moi » est la base
de la souffrance . De plus , les humains ne comprennent pas que rien , physique
ou psychique , interne ou externe , ne dure éternellement .Autrement
dit , ils ne comprennent pas la Vérité universelle de «
IMPERMANENCE DES CHOSES ».Pour cette raison ,avant de mourir, Bouddha
dit à Ananda : « Mon cher Ananda , tout ce que nous aimons est
amené à disparaître. En fin de compte , tout ce qui vit
mourir .Ainsi , ne t’afflige pas parce que les belles choses ne durent
pas. ».
« Les êtres humains souffrent parce qu’ils persistent à
chercher un état permanent de la beauté et de la vie ; il ne comprennent
pas cette Vérité fondamentale. Tout est éphémère.
S’il y a naissance , il y a mort . En nos détachant de la naissance
et de la mort ,notre esprit atteindra la quiétude sans pensées
. C’est ainsi que nous connaîtrons la joie éternelle. ».
La doctrine de la production conditionnée:
La doctrine de la production conditionnée peut s'entendre comme une autre
manière d'énoncer les quatre nobles vérités..Elle
les approfondie et développe l'idée que toutes les choses sont
liées par un mouvement d'interactions multiples et réciproques.
Cet enchaînement de conditions qui engendrent des effets d'une manière
quasi mécanique est décomposé en douze facteurs :
1. Les actions volitionnelles ou formations karmiques sont conditionnées
par l'ignorance,
2. La conscience est conditionnée par les actions volitionnelles,
3. Les phénomènes mentaux et physiques sont conditionnés
par la conscience,
4. Les six facultés (les cinq sens plus l'organe mental) sont conditionnés
par les phénomènes mentaux,
5. Le contact sensoriel et mental est conditionné par les six facultés,
6. La sensation est conditionnée par le contact sensoriel ou mental,
7. Le désir (l'attachement, l'envie) est conditionné par la sensation,
8. La saisie est conditionnée par le désir,
9. Le processus du devenir est conditionné par la saisie,
10. La naissance est conditionnée par le processus du devenir,
11. Par la naissance sont conditionnés ...
12. ... le vieillissement, l'altération, l'abandon, la mort et la souffrance
(dukkha).
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La religion de l'avenir
La religion
de l’avenir sera une religion cosmique. Elle devra transcender la notion
d’un Dieu personnifié , évité les dogmes et la théologie
. Englobant le naturel et le spirituel , elle devra reposer sur un sens du religieux
fondé sur l’expérience de l’unité – riche
de sens – de toutes choses, naturelles et spirituelles . Le bouddhisme
répond à cette description … S’il y a une religion
qui puisse s’ accommoder des exigences de la science moderne c’est
bien le bouddhisme .
Albert Einstein
Note: Certains textes dans ce site sont extraits de sites bouddhistes ou de livres bouddhistes. Si l’auteur ou l’éditeur des textes ne me permettent pas de les publier, je vous prie de m’envoyer un message et j’enlèverai le ou les textes concernés de mon site.
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